Comprendre la politique de Google sur l’abus de réputation de sites : Ce que les éditeurs doivent savoir
La politique controversée de Google sur l’usage abusif de la réputation des sites a suscité de vives réactions depuis son lancement l’an passé. Certains éditeurs, comme Forbes, attribuent à cette politique des décisions dévastatrices dans les rédactions, comme le licenciement de tous les journalistes pigistes. D’autres considèrent cela comme un abus de position dominante de Google pour dicter comment les sites peuvent générer des revenus.
Qu’est-ce que l’abus de réputation de sites ?
L’abus de réputation de sites survient lorsqu’un site utilise les signaux de classement obtenus principalement grâce à son propre contenu pour héberger subitement davantage de contenus de tiers, augmentant ainsi son trafic de recherche de manière déloyale. Google n’a pas de problème avec les contenus tiers si c’est ainsi que le site a bâti son autorité. Cependant, si vous utilisez soudainement du contenu tiers pour atteindre davantage d’audience sans logique éditoriale claire, Google s’interrogera.
Vérifier la conformité de votre contenu
Pour vérifier si votre site manipule son autorité pour améliorer le classement du contenu tiers non méritant :
- Avez-vous historiquement utilisé des pigistes pour ce sujet ?
- Dépend-t-on désormais davantage du contenu tiers ?
- Le contenu fourni est-il informatif et fiable pour les utilisateurs ?
Les pigistes sont-ils considérés comme des tiers ?
Google considère les journalistes indépendants comme des tiers. Même si le contenu est rédigé dans votre bureau, il reste classé comme contenu de tiers. Cependant, le simple fait d’utiliser des pigistes ne constitue pas une infraction à la politique de Google. L’enjeu survient lorsque leur contribution est exploitée à grande échelle, sachant qu’elle bénéficiera automatiquement de l’autorité du site.
Les équipes rédactionnelles centralisées sont-elles un problème ?
Nombreux sont les éditeurs qui possèdent des équipes centralisées gérant plusieurs sites. Cela peut créer une confusion entre rédacteurs internes et pigistes pour Google. Toutefois, il n’existe pas de liste de pigistes déclenchant une action. Les décisions reposent sur un examen humain du contenu.
Les rédacteurs internes sont-ils avantagés par rapport aux pigistes ?
Cette question fut abordée lors de la réunion AOP, où il était évoqué que ce n’est pas une volonté délibérée de Google de privilégier les rédacteurs internes, mais une question d’expertise. Un lecteur privilégiera naturellement une critique rédigée par un expert reconnu, testée personnellement, plutôt qu’une par un pigiste inconnu.
Les limites imposées aux éditeurs
Google ne restreint pas les sites souhaitant explorer de nouveaux sujets, mais veille à leur mode opératoire vis-à-vis du contenu de tiers. Si vous débutez sur un sujet où vous n’avez pas l’habitude d’utiliser des pigistes, envisagez de les impliquer dès l’origine pour légitimer votre stratégie éditoriale.
Actions manuelles : À quoi s’attendre et comment récupérer
En cas de non-respect des règles de Google, une pénalité manuelle peut être imposée. Pour remédier à cela, vous pouvez dé-lister le contenu problématique, le déplacer vers un autre domaine, ou le réécrire en contenu de première main, puis soumettre une demande d’exonération.
Focus de Google : Servir les utilisateurs
L’objectif principal de Google est d’offrir la meilleure expérience de recherche, non de compliquer la tâche des éditeurs. Les décisions prises visent à améliorer le service aux utilisateurs.