L’impacte des nouvelles technologies sur la cimenterie

Les nouvelles technologies dans le domaine du ciment visent essentiellement à réduire l’impact environnemental de ce produit. Les dernières innovations dans ce sens ont rendu possible la conception du nouveau ciment bas carbone. Ce produit innovant dans le domaine du BTP permet donc de diminuer énormément l’empreinte carbone des cimenteries. Quels sont les nouveaux procédés dans le domaine du ciment ?

Innovations dans le domaine du ciment : le ciment bas carbone

La fabrication du ciment bas carbone est une prouesse technologique qui permet de réduire considérablement l’émission du gaz à effet de serre. La production de ce liant hydraulique éco repose sur une nouvelle chimie du clinker et une décarbonatation du calcaire. Le clinker est en effet l’un des composants essentiels du ciment. Il est le produit d’une cuisson d’environ 80 % de calcaire et de 20 % d’argile. La cuisson de ce composant est très gourmande en énergie et certaines cimenteries utilisent des résidus de métaux lourds ou des déchets industriels et combustibles. Voilà une des raisons pour lesquelles la production du ciment à une forte empreinte charbonne.

Cependant, avec le ciment écologique l’impact sur l’environnement est vraiment faible. Ce sont des produits qui émettent très peu de CO2 et permettant de diviser l’empreinte carbone par 5.

Quelles sont les innovations utilisées pour la production du ciment bas carbone ?

La production du ciment innovant repose sur une nouvelle méthode de cuisson du clinker et une décarbonatation du calcaire comme présenté ici par exemple. La nouvelle chimie du clinker consiste à diminuer dans un premier temps la quantité de calcaire. Ensuite, il faudra remplacer ce calcaire diminué par des matières qui ne génèrent pas de gaz à effet de serre. Les différentes usines qui se sont engagées dans la course emploient différentes technologies pour un même objectif.

Des alternatifs au calcaire

Les solutions de rechange du calcaire pour réduire l’impact carbone sont des matières premières décarbonées. Certaines cimenteries utilisent de la boue d’argile, du gypse et des laitiers. D’autres usines se concentrent essentiellement sur les sulfo-aluminates qui permettent de réduire d’environ 30 % l’empreinte carbone. Le métakaolin et l’argile flashée substitués au calcaire permettent également de produire du ciment avec moins de 200 kg de CO2 par tonne.

De nouvelles méthodes de clinkerisation

L’autre source de pollution environnementale de l’industrie de la cimenterie est la méthode de cuisson du clinker. En effet, la production de ce composant se fait à une température d’environ 1450 ° C. Cette production tient donc une place importante dans l’émission des gaz à effet de serre. Pour remédier à cela, les combustibles classiques tels que les pneus, les résidus de pétrole, charbon, fioul lourd ou autres sont remplacés. À leur place, les usines éco utilisent des résidus de sidérurgie ou des cendres volantes. Un nouveau procédé de fabrication à froid en l’absence de cuisson des matières premières est également employé.

Une nouvelle piste pour réduire l’impact carbone

Une autre solution écologique est de capter le CO2. Il s’agira de réussir à capter le dioxyde de carbone, le stocker et le transformer. Il sera ensuite réutilisé pour fabriquer des produits industriels. Le CO2 traité peut être utilisé dans le domaine du BTP, de la carburation et des cosmétiques. Cette technique de rupture avec le CO2 serait d’une grande aide pour les cimenteries dans leur lutte pour la protection de l’environnement.

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